• L'ours polaire en danger

    L'OURS POLAIRE EN DANCER A CAUSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

     

     

    L'ours blanc ou ours polaire (Ursus maritimus ou Thalassarctos maritimus) est un grand mammifère originaire des régions arctiques. C'est d'ailleurs le plus grand des carnivores terrestres et figure au sommet de sa pyramide alimentaire. Parfaitement adapté à son habitat, il possède une épaisse couche de graisse ainsi qu'une fourrure qui l'isolent du froid, et la couleur blanche de son pelage lui assure un camouflage idéal sur la banquise. L'ours blanc chasse aussi bien sur terre que dans l'eau.

     

    Vue aquatique d'un ours polaire au Parc-aquarium du Québec.

    L'ours polaire est une espèce vivant au niveau du pôle nord, au bord de l'océan Arctique, dont l'habitat se limite quasiment à la banquise. Le point le plus méridional de leur habitat se situe dans la baie James au Canada. Bien que les effectifs décroissent au nord de 88° de latitude, on peut en rencontrer dans tout l'Arctique.

    Les populations les plus nombreuses se trouvent :

    • sur l'île Wrangel et l'ouest de l'Alaska,
    • le nord de l'Alaska
    • l'archipel arctique canadien,
    • le Groënland
    • Svalbard - Terre de François-Joseph,
    • le centre nord de la Sibérie.

    L'ours blanc en chiffres

    Le plus grand des carnivores terrestres, il est deux fois plus grand qu'un tigre pèse deux fois plus lourd qu'un lion. Les mâles adultes pèsent de 400 à 600 kg et peuvent parfois atteindre les 800 kg ; ils mesurent de 2,4 à 2,6 mètres. Les femelles sont généralement deux fois plus petites que les mâles, elles pèsent de 200 à 300 kg et mesurent de 1,9 à 2,1 mètres. À la naissance, les oursons pèsent de 600 à 700 grammes.

    La population des ours polaires est estimée dans les année 2000 entre 16 000 et 35 000 individus dont 60% vivraient au Canada et 25 % en Alaska[1] (États-Unis);

    Dans les années 1950, cette population était estimé entre de 8 à 10 000 individus.

     

    Peau et fourrure

    Ours Blanc
    Ours Blanc

    L'ours blanc est immédiatement reconnaissable à sa fourrure blanche. À la différence d'autres mammifères arctiques (tels que le renard arctique), il ne change jamais ce pelage pour une couleur plus foncée en été. Les poils ne sont pas réellement pigmentés en blanc ; ils sont non-pigmentés et creux, comme les cheveux blancs chez l'homme.

    Une caractéristique intéressante de sa fourrure est qu'elle apparaît noire si elle est photographiée sous des rayons ultraviolets. Un certain nombre de personnes ont émis l'hypothèse que les poils creusent des rigoles captant la lumière vers la peau noire de l'ours pour l'aider à rester au chaud pendant les hivers froids et sans soleil. Les mesures montrent, cependant, que les poils absorbent fortement les rayons violets et ultra-violets. C'est pourquoi la peau de l'ours blanc semble souvent jaune.

    Ces ours sont extrêmement bien isolés ; au point qu'ils « surchauffent » à des températures supérieures à 10 °C.

     

    Régime alimentaire

    De la famille des ours, c'est le membre au régime le plus carnivore, puisqu'il se nourrit principalement de phoques. Les ours blancs sont d'excellents nageurs et peuvent souvent être vus en pleine mer à des centaines de mètres de toute terre. Ils chassent également très efficacement sur la terre grâce à leur grande célérit ; ils peuvent sans problème dépasser un homme en course. En tant que prédateur carnivore, consommateur de poissons, l'ours blanc ingère de grandes quantités de vitamine A, qui sont stockées dans son foie : dans le passé des explorateurs de l'Arctique ont souvent été empoisonnés en mangeant le foie d'un ours blanc, en raison d'une surdose de vitamine A.

     

    Reproduction

    Les femelles ont des petits (un ou deux en général) tous les trois ans. Ils viennent au monde pendant que la mère s’est retranchée dans sa tanière pour hiverner : ils ne la réveillent pas, se contentant de se nourrir du riche lait maternel en tétant pendant plusieurs semaines. La mère ne les emmène hors de la tanière que lorsqu’ils sont âgés de trois à quatre mois : c’est à ce moment seulement qu’ils découvrent le monde qui les entoure. Les jeunes restent longtemps auprès de leur mère. C’est elle qui fait toute leur éducation : chasse, choix d’une tanière, etc. Ils ne se séparent définitivement de la mère qu’à l’âge de trois ans.

    Animaux - Ours Blanc - Ajoutée le 10/09/2004 à 18h10

    Animaux - Ours Blanc - Ajoutée le 18/05/2004 à 20h02

     

    Menaces

    L'ours blanc fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l'IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). On estime que l'espèce pourrait disparaître d'ici un siècle à cause d'une réduction de la superficie et de la qualité de son habitat.

    L'habitat des ours blancs est naturellement limité par l'étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque.

    La survie de l'ours polaire est donc menacée par le réchauffement climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise. Les premiers signes d'un déclin ont déjà été observés dans les zones les plus méridionales de leur habitat. Aucune solution alternative telle que l'introduction de l'ours polaire en Antarctique n'est actuellement sérieusement envisagée.

    De plus, les matières toxiques que nous répandons dans la mer sont consommées par le phytoplancton puis le zooplancton qui sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux-mêmes mangés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C’est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l’organisme des animaux qui constitue la chaîne alimentaire des ours blancs. On peut citer également l'exploitation du pétrole et du gaz comme menaces pour les populations.

     

    Exagération de la menace ?

    Le docteur Mitchell Taylor et d'autres spécialistes de la faune artique estiment que la situation est loin d'être dramatique.

    Sur les 13 populations d'ours polaires au Canada, 11 sont stables ou en croissance. Bien que la population actuelle d'ours polaires ait décliné de 25 000 à 22 000, il y a encore un demi-siècle cette population était de seulement de 8 à 10 000 ours polaires et une grande part de la croissance de cette population est attribuée aux restrictions dans la chasse aux ours polaires.

    En ce qui concerne la perte de poids constatée sur les ours, il semble que ces populations en croissance soient en compétition pour la même nourriture, laquelle nourriture risque d'être augmentée par le réchauffement :

    • La réduction du manteau de glace crée un meilleur habitat pour les phoques, qui sont la principale nourriture des ours.
    • Moins de glace signifie plus de soleil donc plus de phytoplancton, ce qui augmente les sources d'autres nourritures.
    • À terre, les myrtilles, dont les ours raffolent, seraient plus abondantes.

    État de la protection

    • États-Unis: Le 27 décembre 2006, en réponse à un ultimatum venant à échéance un an après ordre de la cours suite à une poursuite engagée par Greenpeace et deux autres groupes écologistes, le Département de l'Intérieur du gouvernement américain a proposé de "chercher activement des commentaires et de l'information scienctifique" afin de déterminer si l'ours polaire devait être inscrit sur la liste des espèces menacées. Si une telle décision était prise, le gouvernement américain aurait obligation de protéger l'espèce et son habitat, la banquise. Selon le parlementaire démocrate Ed Markey et le porte-parole de Greenpeace Kert Davies, cela pourrait résulter en une nouvelle politique américaine sur les changements climatiques affectant la banquise.
    • Canada: En novembre 2002, l'ours polaire a été classé dans la catégorie des "Espèces préoccupantes", c'est-à-dire parmi les espèces sensibles aux effets de la dégradation de leur habitat par l'homme ou les phénomènes naturels, mais sans être menacé de disparition.
    • Québec: L'espèce est classée "susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable

     


  • Commentaires

    1
    visiteur_ryad o61
    Samedi 10 Mars 2007 à 18:39
    les ourse peuvent se ba&tt
    2
    visiteur_jujulablond
    Mercredi 12 Décembre 2007 à 19:51
    cela me ouche bocoup
    3
    visiteur_Omega
    Lundi 24 Mars 2008 à 12:26
    Article tr?complet tr?bien expliqu?tr?touchant. Je dit chapeau =)
    4
    emi78
    Jeudi 21 Janvier 2010 à 12:04
    je suis tout a fait d'accord avec vous nous devons sauver la planete et sauver les animaux polaires!!!!!!!!!
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